forum cinéma de toutmoncinema Index du Forum 

Et si vous rejoigniez notre forum collaboratif sur le cinéma d'hier à aujourd'hui !

 FAQFAQ   RechercherRechercher   Devenir membreDevenir membre 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 





-
A la recherche d'un film, d'une série, d'un réalisateur, d'une actrice, d'un acteur ?
Tapez, cliquez ... c'est trouvé !
Google
 

Les films les plus attendus de ce début d'année 2008 ...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    forum cinéma de toutmoncinema Index du Forum -> Agenda / Actualité du Cinéma
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
lesbellesmanieres
Site Admin


Inscrit le: 28 Aoû 2007
Messages: 637
Localisation: nanterre

MessagePosté le: Jeu Jan 03, 2008 4:34 pm    Sujet du message: Les films les plus attendus de ce début d'année 2008 ... Répondre en citant

Une belle année Cinéma en perspective ...
pour patienter, voilà les films les plus attendus pour le 1er semestre 2008 ... selon Allociné ... Wink

    Idea Si on en parle sur le forum ... cliquez sur le titre du film !
    sinon, n'hésitez pas à ouvrir la discussion !!
    [le reste de l'année, c'est par là !]


Janvier

"It's a free world" 2 janvier 2008

De quoi ça parle ?
Angie se fait virer d'une agence de recrutement pour mauvaise conduite en public. Elle fait alors équipe avec sa colocataire, Rose, pour ouvrir une agence dans leur cuisine. Avec tous ces immigrants en quête de travail, les opportunités sont considérables, particulièrement pour deux jeunes femmes en phase avec leur temps.

Pourquoi on l'attend ?
Pour Ken Loach, c'est le film de l'après-Palme d'Or. Habitué du Festival de Cannes, l'Anglais, qui jouit d'une grosse côte d'amour auprès du public français, avait décroché en 2006 la récompense suprême pour Le Vent se lève, vibrante évocation de la lutte pour l'indépendance de l'Irlande en 1920. Après ce film d'époque, le cinéaste, qui, on s'en souvient, apporta son soutien à Olivier Besancenot lors des dernières élections présidentielles, s'attaque à un sujet beaucoup plus contemporain (le travail clandestin, le sort réservé aux immigrés), à travers le portrait d'une jeune femme à la fois naïve et opportuniste. L'actrice qui l'incarne, la craquante Kierston Wareing (parfaite inconnue jusqu'ici), ne serait pas le moindre des atouts de ce nouvel opus très réussi, selon notre envoyé spécial à la Mostra de Venise, où It's a Free World... a remporté le Prix du Scénario.

Le saviez-vous ?
Récompensé à Venise, le scénariste Paul Laverty est un fidèle collaborateur de Ken Loach depuis 1996 et Carla's song. Son parcours n'est pas banal : Né à Calcutta, Laverty a d'abord fait des études de droit, exerçant ensuite le métier d'avocat au Nicaragua aux côtés des associations de défense des Droits de l'homme. En tant que scénariste de Loach, il a déjà été primé aux British Independent Film Awards pour My Name is Joe en 1998, et à Cannes pour Sweet Sixteen en 2002[/i]

"Into The Wild" 9 janvier 2008

De quoi ça parle ?
Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres. Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.

Pourquoi on l'attend ?
Parce que Sean Penn fait partie de la confrérie des cinéastes rares, ces créateurs dont on attend longtemps et avec fébrilité la nouvelle production. Parce que Penn réalisateur a jusqu'à présent signé un parcours sans faute débuté par The Indian Runner et poursuivi avec Crossing Guard et The Pledge , deux polars où la traque d'un assassin revèle de la quête de soi. Dans Into The Wild, par ailleurs somptueusement mis en images (la photo est due à Eric Gautier) et en musique (Eddie "Pearl Jam" Vedder a composé la bande originale), le réalisateur creuse encore cette dimension métaphysique. Héros du film, Emile Hirsch trouve ici le rôle qui devrait lui assurer reconnaissance publique et critique.

Le saviez-vous ?
Avec Into The Wild, Sean Penn porte à l'écran le destin tragique de Christopher McCandless, un étudiant américain qui, diplôme en poche, décida de sillonner les régions les plus désertiques des Etats-Unis. Ce voyage allait s'avérer être un aller sans retour... Pour incarner au mieux son personnage, Emile Hirsch a perdu près de 20 kilos, sacrifiant ses joues rondes et gagnant une silhouette filiforme.

"Lust, Caution" 16 janvier 2008

De quoi ça parle ?
Un groupe d'étudiants chinois organise l'assassinat de M. Yee, chef des services secrets japonais en Chine durant la Seconde Guerre mondiale. Ils demandent à leur camarade d'université Wong Chai Chi, une comédienne en herbe, d'user de ses charmes pour piéger Yee.

Pourquoi on l'attend ?
Deux ans après avoir remporté l'Ours d'or à la Mostra de Venise pour Le Secret de Brokeback Mountain, Ang Lee vient de rééditer la performance avec Lust, Caution. Un doublé transalpin particulièrement rare qui, forcément, attise la curiosité. Adapté d'une nouvelle de l'écrivain chinoise Eileen Chang, Lust, Caution, thriller romanesque sur fond de Seconde Guerre mondiale dont l'action se déroule à Shanghaï, voit le cinéaste taïwanais reposer sa caméra en Chine, sept ans après Tigre et dragon et une longue parenthèse hollywoodienne jalonnée d'une Chevauchée avec le diable, d'un film de super-héros (Hulk) et d'un plébiscite public et critique (Le Secret de Brokeback Mountain). Désormais considéré comme une valeur plus que sûre du cinéma asiatique, aussi bien sur son continent natal que partout ailleurs, Ang Lee jouit d'une liberté créatrice quasi-totale. On en attend d'autant plus son nouveau long métrage...

Le saviez-vous ?
Ang Lee peut être considéré comme un réalisateur asiatique majeur. L'acteur Tony Leung Chiu Wai est de son côté l'une des références du cinéma hong-kongais. Mais étonnament, Lust, Caution marque leur toute première collaboration. Au vu des premiers échos plus que positifs autour du film, rien n'interdit de penser que les deux hommes pourraient se retrouver un jour.

"La Guerre selon Charlie Wilson" 16 Janvier 2008

De quoi ça parle ?
Le destin hors norme d'un membre du Congrès texan qui se faisait appeler Good Time Charlie en raison de son penchant pour l'alcool et les femmes. Découvert à Las Vegas en compagnie de deux strip-teaseuses cocaïnomanes, ce dernier vit sa carrière politique malmenée au début des années 80 et se racheta une conduite en contribuant de manière indirecte à la débâcle de l'Armée rouge en Afghanistan.

Pourquoi on l'attend ?
Pour la curiosité du scénario déjà. Parce qu'on le doit justement à Aaron Sorkin, scénariste de la série très réussie A la Maison Blanche. Parce que le film lèvera peut être un coin du voile sur ce conflit trop rarement exploité au cinéma, hormi une Bête de guerre d'excellente mémoire. Pour Mike Nichols ensuite, que l'on espère retrouver aussi en forme que pour le plaisant marivaudage Closer, entre adultes consentants, réalisé en 2005. Pour son trio de têtes d'affiches, enfin, tendance casting haute couture : Tom Hanks, le toujours très bon Philip Seymour Hoffman et Julia Roberts.

Le saviez-vous ?
La Guerre selon Charlie Wilson est la transposition à l'écran du roman éponyme de George Crile. C'est aussi le grand retour de Julia Roberts, après quasiment trois ans d'absence (depuis Closer de... Mike Nichols), passées à pouponner ses deux jumeaux et à jouer au théâtre.

"Sweeney Todd" 23 janvier 2008

De quoi ça parle ?
Sweeney Todd, un barbier injustement envoyé en prison dont la vie de famille a été détruite, jure de se venger à sa sortie. De retour en ville pour rouvrir sa boutique, il devient le "Demon Barber of Fleet Street" qui "rase la gorge des gentilshommes dont on n'en entend plus parler après".

Pourquoi on l'attend ?
Déjà, un film de Tim Burton, on l'attend forcément. Mais il faut bien dire que celui-ci nous fait particuliètement saliver, et pas seulement parce que les dernières livraisons de Mister Tim avaient déçu certains fans (les uns estimant que Big Fish manquait de saveur, les autres jugeant Charlie et la chocolaterie trop sucré). Ce qui est diablement excitant, c'est le défi que s'est lancé l'Américain, puisque Sweeney Todd est un mélange de deux genres qu'on a rarement mariés : la comédie musicale et le thriller (à la frontière de l'épouvante). On peut faire confiance à l'auteur de Sleepy Hollow pour signer, en compagnie de l'acteur de Cry-Baby, une oeuvre ensorcelante et (en-)chantée, impression confortée par la vision de la bande-annonce : non seulement on y retrouve avec bonheur la Burton's touch, féérique et gothique, mais en plus, on y découvre que Johnny Depp chante fort bien.

Le saviez-vous ?
Sweeney Todd est l'adaptation d'une comédie musicale très populaire en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, composée par l'un des maîtres incontestés du genre, Stephen Sondheim, qui s'est lui-même inspiré d'un personnage qui appartient à la culture populaire britannique. C'est la première fois que Sondheim accepte que son oeuvre soit transposée au cinéma. Celui-ci a cependant conservé un droit de véto concernant le casting : c'est ainsi que Helena Bonham Carter, l'épouse du Tim Burton, a été auditionnée personnellement par Sondheim avant de pouvoir jouer le rôle de Mme Lovett. Ajoutons que Burton a tenu à ce que tous les acteurs chantent avec leur propre voix.

"No Country For Old Men" 23 janvier 2008

De quoi ça parle ?
La cavale, à travers le Texas, d'un homme ayant découvert une malette lui ouvrant le chemin vers la richesse et... les ennuis !

Pourquoi on l'attend ?
Présenté en Compétition Officielle au Festival de Cannes 2007, No Country for Old Men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme est reparti bredouille de la Croisette, une absence de récompenses un peu cruelle tant ce nouvel opus des Coen Bro. fait preuve d'une maîtrise visuelle rare. Plus fort, en adaptant le roman homonyme de Cormac McCarthy, les frangins livrent leur meilleure production depuis... Fargo, un autre thriller à la réjouissante noirceur. Epaulée par un casting de rois (mention spéciale à Javier Bardem qui, débarrassé de son accent espagnol, compose un tueur d'anthologie), la fratrie renonce donc pour un temps à la comédie et signe ce qui pourrait bien être le premier choc de cette année 2008.

Le saviez-vous ?
No Country for Old Men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme est la deuxième adaptation d'un roman de l'Américain Cormac McCarthy. En 2001, Billy Bob Thornton avait porté à l'écran De si jolis chevaux, un western moderne avec Matt Damon et Penélope Cruz.

"Astérix aux Jeux Olympiques" 30 janvier 2008

De quoi ça parle ?
Astérix et Obélix devront remporter les Jeux Olympiques, permettre au jeune Gaulois Alafolix d'épouser la Princesse Irina et lutter contre le terrible Brutus, prêt à tous les stratagèmes pour, lui aussi, gagner les Jeux Olympiques et se débarrasser de son père : Jules César.

Pourquoi on l'attend ?
Parce que la BD de Goscinny et Uderzo a toujours suscité un vif engouement populaire et que la tendance ne se dément pas. Parce que les deux premiers films, Astérix et Obélix contre César (9 millions d'entrées) puis, surtout, l'Astérix et Obélix : mission Cléopâtre d'Alain Chabat (14,5 millions d'entrées), ont été d'énormes succès en salles et qu'on est impatient de savoir si ce nouvel opus connaîtra la même souriante destinée. Parce que le casting est, n'ayons pas peur des mots, l'un des plus impressionnants de l'Histoire du cinéma français, de Depardieu en Obélix à Poelvoorde en Brutus, en passant par Alain Delon en César, Franck Dubosc, José Garcia, Elie Semoun et quelques guest-stars de luxe (Jamel, Zidane, Schumacher). Enfin, parce que Clovis Cornillac succède à Christian Clavier dans la peau d'Astérix et que, il faut l'avouer, il porte sacrément bien la moustache du célèbre Gaulois...

Le saviez-vous ?
Le film marque la première réalisation du jeune producteur Thomas Langmann (Blueberry, L'Instinct de mort), qui officie également comme scénariste. Il ne s'est pas aventuré seul dans cette aventure de très grande ampleur, puisqu'il co-réalise Astérix aux Jeux Olympiques avec Frédéric Forestier, à qui l'on doit notamment Le Boulet.

"Promets-moi" 30 janvier 2008

De quoi ça parle ?
Pour honorer une promesse qu'il a faite à son grand-père, un jeune homme vivant en reclus dans un petit village doit se rendre à la ville pour trouver une femme à épouser.

Pourquoi on l'attend ?
Il s'est fait attendre l'ami Emir. Depuis La Vie est un miracle en 2004, on guettait avec une impatience non feinte son documentaire autour de Maradona, ou "au pire", son nouveau long métrage. Son portrait du Pibe de Oro étant encore dans les tiroirs, la nouvelle cuvée kusturiquesque prend donc des allures de comédie avec ce Promets-moi tonitruant, dans la lignée, si l'on en croit les échos cannois, des premiers films du cinéaste. Des échos qui nuancent toutefois ce retour en fanfare du réalisateur yougoslave, certains festivaliers lui ayant reproché de livrer un film épuisant, dans lequel Kustu peine à se renouveler. (voir la revue de presse) Et alors ? Tant qu'il y a de vraies tronches, de la zik euphorisante, des animaux en veux-tu en voilà et une touche d'absurde, on se dit que ça ne doit pas trop faire tâche dans la filmographie du monsieur. Quitte, effectivement, à ce qu'il y ait redite. Et même si certaines mauvaises langues reprochent au Festival de Cannes d'accorder un peu trop facilement un ticket d'entrée à ses "habitués" (Kusturica y a remporté deux Palme et présidé les jurys des courts et longs métrages), on se dit également que ce nouvel opus doit quand même être d'un certain niveau pour avoir eu les honneurs d'une présentation cannoise. Et puis, enfin, dans Promets-moi, il y a la belle Marija Petronijevic, belle comme un soleil des Balkans. Alors oui, promis Emir, on ira voir ton nouveau film. Quant à toi, promets-nous ton Maradona d'ici peu... Et pourquoi pas à Cannes 2008 ?

Le saviez-vous ?
L'un des rares cinéastes à avoir remporté deux Palmes d'Or (en 1985 pour Papa est en voyage d'affaires et en 1989 pour Underground), auxquelles s'ajoute un Prix de la Mise en scène en 1989 pour Le Temps des gitans, Emir Kusturica peine depuis à toucher les jurés cannois : si ses trois premiers films passés par la Croisette ont été primés, La Vie est un miracle et Promets-moi sont par contre rentrés bredouilles du sud de la France.


Février

"Cloverfield" 6 février 2008

De quoi ça parle ?
La ville de New York se retrouve dévastée par une force inconnue...

Pourquoi on l'attend ?
Voici le film mystère de 2008 ! Aucun pitch officiel ne circule, aucune note de production... Les distributeurs sont même tenus au secret. Toute personne intriguée par ce long métrage au titre énigmatique - littéralement "champ de trèfles" - doit se contenter de quelques photos et d'un film-annonce pour attiser sa curiosité. Que voit-on sur ce trailer qui déchaîne tant les passions ? Un gigantesque monstre marin ? Une entité extraterrestre devenue incontrôlable ? Les signes avant-coureurs d'une prochaine apocalypse ? On ne sait pas trop au juste... La seule chose dont on est sûr, c'est que cette force démesurée s'apprête à rayer définitivement la ville de New York de la carte des Etats-Unis. Vous me direz, rien de bien original dans tout ça, sauf que là les événements sont filmés à hauteur d'homme, en caméra subjective et que le spectateur se retrouve de ce fait plongé au coeur de la catastrophe. Au vu des premières images, le résultat est tout bonnement saisissant. Un exploit que n'avait pas réussi en son temps Roland Emmerich avec Independence Day et Godzilla. Et lorsqu'on sait que J.J. Abrams, créateur de la série Lost, les disparus et réalisateur du très efficace M : i : III, est à l'origine de cet ovni cinématographique, l'attente n'en devient que plus insupportable.

Le saviez-vous ?
Tout comme le réalisateur Matt Reeves (Conviction, Miracles, Felicity) et le producteur J.J. Abrams (Alias, Lost, les disparus), les acteurs présents au casting se sont essentiellement fait connaître par le biais de la petite lucarne. Ainsi, Michael Stahl-David a incarné l'un des frangins de la série à succès The Black Donnellys ; Lizzy Caplan a été révélée par le feuilleton The Class et Jessica Lucas a été membre des Experts aux côtés de William L. Petersen.

"John Rambo" 6 février 2008

De quoi ça parle ?
John Rambo s'est retiré dans le nord de la Thaïlande, où il mène une existence simple dans les montagnes et se tient à l'écart de la guerre civile qui fait rage non loin de là, sur la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar. Il pêche et capture des serpents venimeux pour les vendre. La violence du monde le rattrape lorsqu'un groupe de volontaires humanitaires mené par Sarah et Michael Bennett vient le trouver pour qu'il les guide jusqu'à un camp de réfugiés auquel ils veulent apporter une aide médicale et de la nourriture. Rambo finit par accepter et leur fait remonter la rivière, vers l'autre côté de la frontière. Deux semaines plus tard, le pasteur Arthur Marsh lui apprend que les volontaires ne sont pas revenus et que les ambassades refusent de l'aider à les retrouver. Rambo sait mieux que personne ce qu'il faut faire dans ce genre de situation...

Pourquoi on l'attend ?
Dire que l'on attend John Rambo relève de l'euphémisme. Voilà 18 ans que l'on était sans nouvelles de ce valeureux combattant dont les dernières aventures guerrières se déroulaient en Afghanistan, alors sous occupation soviétique. On s'était même fait à l'idée qu'il appartenait à une époque révolue, celle de la Guerre froide, et que son interprète vieillissant n'accepterait jamais de revêtir à nouveau son bandana fétiche. Et pourtant, c'était bien mal connaître Sylvester Stallone qui, lié par contrat et auréolé du succès de Rocky Balboa, a dû se résigner à retrouver ce personnage qui a contribué à sa gloire. A l'annonce de cette nouvelle, tous ceux, comme nous, qui ont grandi dans les années 80 et ont été élevés aux action heroes, se sont d'abord réjouis avant de douter de la crédibilité d'un tel projet. Mais cette inquiétude s'est rapidement estompée avec la diffusion sur le net d'un promo reel particulièrement sanglant au printemps dernier. Arrachage de gorge, décapitation, éventration, corps réduits en bouillie rougeâtre... Autant dire que les fans de la saga peuvent s'attendre à une sacrée boucherie. Justifiant la présence de ces scènes, l'acteur-réalisateur dit vouloir dénoncer les atrocités commises en territoire birman. Qu'importe le message, ce qu'on est en droit d'espérer, c'est que les grands magnats d'Hollywood n'édulcorent pas le côté gore de ce Rambo revisité à la sauce Hostel.

Le saviez-vous ?
John Rambo aurait pu se battre contre un groupe de miliciens néo-nazis. Et oui ! En 1997, Sylvester Stallone avait écrit un scénario complètement différent de celui que l'on connaît aujourd'hui. Prenant appui sur le terrible attentat perpétré par Timothy McVeigh, membre d'une milice nationaliste, à Oklahoma City en avril 1995, l'acteur développa une histoire dans laquelle le soldat vétéran, travaillant dorénavant pour le compte de l'armée américaine, était contraint de remettre sa vie en danger le jour où sa famille se retrouvait prise en otage par un groupuscule d'extrême droite, partisan de la suprématie blanche. Un script qui tomba dans les oubliettes un certain jour de septembre 2001...

"Le Merveilleux magasin de Mr Magorium" 13 février 2008

De quoi ça parle ?
Mr Magorium est le propriétaire pas ordinaire d'un magasin encore moins ordinaire : dans cette fantastique boutique, tous les jouets semblent prendre vie en fonction de l'humeur du propriétaire ! Mais ce dernier, déjà âgé de 243 ans, décide de laisser son enseigne à la jeune et timide Molly Mahoney. Un changement inquiétant commence à se produire...

Pourquoi on l'attend ?
Parce que depuis Toy Story, on adore les films avec les petits jouets tout mignons qui parlent. Pour voir le premier délire réalisé par Zach Helm, scénariste du très conceptuel L'Incroyable destin de Harold Crick. Pour voir si Natalie Portman est aussi drôle que jolie. Et surtout pour l'immense Dustin Hoffman, qui revient au premier plan en tenant le premier rôle de cette comédie d'un nouveau genre. Arrivera-t-il à repousser les limites du marchand de jouets cinglé composé par son collègue Robin Williams dans Toys, il y a plus de dix ans ? Natalie Portman vendra-t-elle les figurines de son propre personnage joué dans la saga Star Wars ? Est-ce que, comme nous l'annonce la bande-annonce, tout est vraiment magique ? Avec son casting de rêve et son univers complètement fou, Le Merveilleux magasin de Mr Magorium pourrait bien être la comédie fantastique de 2008 qui rescussitera notre âme d'enfant !

Le saviez-vous ?
Le Merveilleux magasin de Mr Magorium est le premier scénario écrit par Zach Helm. Un scénario inspiré de son vécu : durant ses études à l'université, le jeune scénariste travaillait à temps partiel dans une petite boutique de jouets mettant en avant l'originalité ! Le scénario aurait été écrit un jour de pluie, alors que les clients avaient déserté le magasin...

"Paris" 20 février 2008

De quoi ça parle ?
Les premières images laissent augurer un film choral. Les détails de l'intrigue d'ici quelques semaines...

Pourquoi on l'attend ?
Avec les années, Cédric Klapisch s'est taillé une solide réputation dans le cinéma français pour la qualité de ses castings. Paris, dont le cinéaste ne finit décidément plus de célébrer les rues, ne déroge pas à la règle, convoquant ce qui s'impose déjà comme la plus belle pléiade de comédiens du début 2008. Tout ce que l'hexagone compte de talents semble s'être donné rendez-vous au générique d'un film où se bousculent pêle-mêle les confirmés Juliette Binoche, Fabrice Luchini, François Cluzet, Karin Viard, Albert Dupontel, et les jeunots qui n'en finissent plus de monter Romain Duris, Mélanie Laurent, Gilles Lellouche. Ce choc des générations s'accompagne d'un choc des situations, où le cinéaste multiplie les genres et cultive la rupture de tons.

Le saviez-vous ?
Pour Paris, Cédric Klapisch multiplie les casquettes de réalisateur, scénariste et producteur. A travers sa société Ce qui me meut, le cinéaste avait notamment produit L'Auberge Espagnole, Ni pour, ni contre (bien au contraire) et Les Poupées russes.

"Redacted" 20 février 2008.

De quoi ça parle ?
Histoire fictive inspirée de faits réels, Redacted se concentre sur un petit groupe de soldats américains en garnison à un poste de contrôle en Irak. La succession de points de vue différents permet de confronter l'expérience de ces jeunes hommes sous pression, de journalistes et collaborateurs des médias avec celle de la communauté irakienne locale afin de faire la lumière sur les conséquences désastreuses que le conflit actuel et leur rencontre fortuite ont eues sur chacun d'eux.

Pourquoi on l'attend ?
Parce qu'un film de Brian De Palma est toujours un petit événement. Parce que pour nombre de ses admirateurs, il a aussi beaucoup à se faire pardonner depuis Mission to Mars, le ratage de Femme Fatale et Le Dahlia noir, qui a reçu un accueil plutôt tiède. Parce que le cinéaste possède un art consommé du montage depuis ses premiers films comme Soeurs de sang. Parce que c'est un film qui a profondément divisé les rares privilégiés qui ont pu le voir à la Mostra de Venise, et au Festival du cinéma américain de Deauville : subversif et terriblement manipulateur pour les uns, génie absolu du montage et éléctrochoc hallucinant pour d'autres. Et parce qu'on est curieux de voir ce que le géniteur de L'Impasse peut apporter comme contribution aux nombreuses productions ayant pour toile de fond la guerre d'Irak (Jarhead, Dans la vallée d'Elah, Battle For Haditha...).

Le saviez-vous ?
Redacted a reçu le Lion d'argent de la mise en scène lors de la 64e Mostra de Venise. Une autre façon de contribuer à nourrir la polémique autour du film ?

"Bienvenue chez les Ch'tis" 27 Février 2008

De quoi ça parle ?
L'histoire d'un homme originaire du sud de la France qui travaille à la Poste et se retrouve muté dans le Nord.

Pourquoi on l'attend ?
Après avoir essuyé les plâtres de La Maison du bonheur en 2006, Dany Boon revient pour la deuxième fois derrière la caméra et à l'écriture du scénario dans une nouvelle comédie. Cette fois, retour aux racines, dans le Nord de la France, pour l'humoriste Ch'ti qui laisse à nouveau la scène pour les plateaux de cinéma. Bienvenue chez les Ch'tis sera peut-être, l'occasion, pour lui de donner une autre ampleur à ses sketchs sur le Nord. C'est en facteur que Dany Boon, dont on attend quelques mots de Ch'ti, accueillera Kad Merad à Bergues.

Le saviez-vous ?
Pour le tournage de Bienvenue chez les Ch'tis, dans le Nord de la France, Dany Boona choisi la ville de Bergues dans laquelle l'équipe a fait des castings de figurants. Le choix de cette ville ne serait pas anodin car un membre de sa famille y aurait été carillonneur, métier que Dany Boon exerce également dans le film.

"There will be blood" 27 Février 2008

De quoi ça parle ?
Une histoire de famille, de religion et de pétrole. Daniel Plainview, un prospecteur, achète les droits d'exploitation des puits de pétrole d'une famille vivant dans un ranch au Texas. Mais bien vite le prospecteur se rend compte que le pétrole va remettre en question le rêve américain...

Pourquoi on l'attend ?
Parce que c'est le premier long-métrage du surdoué Paul Thomas Anderson depuis Punch-drunk love - Ivre d'amour, sorti il y a cinq ans. Parce que les premiers échos des rares privilégiés à avoir vu le film font état d'un chef-d'oeuvre absolu. Que ces mêmes personnes en parlent déjà comme un pendant aussi féroce et douloureux que la sublime Porte du paradis de Michael Cimino. Parce que l'histoire même du film prend à rebours, comme La Porte du paradis, le mythe du rêve américain; une histoire pourtant écrite il y a quatre-vingt ans par l'immense Upton Sinclair et qui n'a rien perdue de son acuité. Et puis comment ne pas parler de Daniel Day-Lewis, dont on murmure déjà que l'Oscar du Meilleur acteur serait une quasi certitude pour lui ? A l'instar de certains de ses confrères (Robert De Niro par exemple, ou Christian Bale), l'acteur est connu pour sa capacité à habiter les rôles (on a tous en tête l'hallucinante composition de l'acteur en "Bill le Boucher" dans Gangs of New York). Celui qu'il tient dans There Will Be Blood ne devrait pas déroger à la règle.

Le saviez-vous ?
There Will Be Blood est adapté de la nouvelle "Oil" écrite par le grand écrivain américain Upton Sinclair (Prix Pulitzer en 1942), en 1927. Le film a été tourné au Nouveau Mexique et au Texas de mai à août 2006.

Mars

"Be Kind Rewind" 5 mars 2008

De quoi ça parle ?
Un homme dont le cerveau devient magnétique efface involontairement toutes les cassettes du vidéoclub dans lequel l'un de ses amis travaille. Afin de satisfaire la demande de la plus fidèle cliente du vidéoclub, une femme démente, les deux hommes décident de réaliser les remakes des films effacés parmi lesquels Retour vers le futur, Le Roi Lion et Robocop...

Pourquoi on l'attend ?
Michel Gondry s'est imposé en quelques années comme l'un des cinéastes les plus originaux de la nouvelle génération. De Human Nature à La Science des rêves, en passant par le déjà culte Eternal sunshine of the spotless mind, le cinéaste français n'a cessé de développer un univers très singulier, mûri de son expérience dans l'univers du clip et de la pub. Avec son pitch pour le moins intriguant, Be Kind Rewind ne semble pas s'écarter d'un poil de la ligne déjà tracée par ce visionnaire. Une nouvelle fois, en véritable artisan, Gondry ne sacrifie rien sur l'autel des effets spéciaux et s'apprête à dévoiler un nouveau film faits de brics et de brocs dans lequel les héros réalisent les remakes de leurs propres films cultes ! C'est dire si Gondry est au sommet de son inventivité !

Le saviez-vous ?
En naviguant sur le site officiel du film, vous pourrez découvrir quelques fausses bandes-annonces des films parodiés par Gondry dans Be Kind Rewind : Robocop, Rush Hour, Miss Daisy et son chauffeur, etc... Et parmi ces parodies, un remake improbable de La Lettre, un court-métrage réalisé par... Gondry lui-même en 1998. Une nouvelle version berçée par la B.O. de Virgin suicides et qui trouve ici un charme nouveau par son côté totalement bricolé !

"10 000" 12 mars 2008

De quoi ça parle ?
10 000 ans avant J-C, un homme de 21 ans et sa tribu luttent pour survivre en chassant les mammouths. Quand les chasseurs de son clan et la princesse dont il est tombé amoureux sont faits prisonniers, il se lance à leur secours...

Pourquoi on l'attend ?
Qu'on se le dise, Stargate n'était qu'un brouillon ! Après nous avoir dévoilé un futur potentiellement cataclysmique dans Le Jour d'après, l'Allemand Roland Emmerich fait un bond dans le passé avec une fresque préhistorico-numérique, dont les images dévoilées à la presse en octobre dernier évoquent immédiatement son Stargate... en mieux. Pour nous plonger au coeur d'une civilisation esclavagiste, le cinéaste met les toutes dernières innovations technologiques au service de sa vision. Une vision qui s'annonce, connaissant le goût du monsieur pour les scènes bigger than life (voir Independence Day ou Godzilla), véritablement épique, à commencer par des troupeaux de mammouths virtuels mais bluffants de réalisme et d'impressionnantes pyramides antiques. Rébellion contre l'oppresseur, grand spectacle, effets visuels de pointe : tous les ingrédients de la "Emmerich's touch" sont une nouvelle fois réunis dans ce 10 000. Seul bémol, le tournage en langue anglaise, lourd budget oblige : on aurait préféré un choix plus radical, façon La Guerre du feu ou Apocalypto...

Le saviez-vous ?
Le co-scénariste de 10 000 n'est autre que le compositeur Harald Kloser. Auteur, entre autres, du score du Jour d'après, il fait ici ses grands débuts à l'écriture tout en supervisant la musique de 10 000. Quant aux deux héros du film, le chasseur D'Leh et sa belle, ils sont campés par les méconnus Steven Strait (Le Pacte du sang) et Camilla Belle (la nouvelle campagne Nespresso) : un choix délibéré de Roland Emmerich qui souhaitait trouver deux inconnus, ou du moins méconnus, pour éviter que le public ne rattache son film au présent comme cela aurait été le cas avec des stars.

"MR-73" Le 12 mars 2008.

De quoi ça parle ?
A Marseille, Schneider, un flic dépressif et alcoolique, se lance à la poursuite d'un tueur en série.

Pourquoi on l'attend ?
Aujourd'hui, on pourrait penser que faire un bon polar français se résume à regarder ce qui se fait outre-Atlantique ou à piocher des idées dans notre propre histoire judiciaire. Mesrine ? Déjà pris ! Spaggiari ? Aussi... Et le Gang des Postiches ? Suivez pas l'actu ? Heureusement, il reste une poignée d'irréductibles qui résistent à cette double tentation et vont puiser au plus profond d'eux-mêmes pour nous proposer des scénarii proprement originaux. Fort de son expérience de flic, Olivier Marchal fait partie de ceux-ci. Gagnant en maturité à chacun de ses films, le cinéaste du critiquable Gangsters et de l'encensé 36 Quai des Orfèvres pourrait nous livrer en ce début d'année un petit bijou du film noir. "Le troisième volet d'un triptyque sur la solitude, la désespérance et l'errance", comme il aime l'appeler. Entouré de sa clique habituelle - Francis Renaud, Guy Lecluyse, Catherine Marchal, il dirige une nouvelle fois Daniel Auteuil, acteur qui lui avait porté chance lors de son précédent long métrage, l'imaginant cette fois en flic dépressif et alcoolique, présence fantomatique renforcée à l'écran par un travail soigné sur la lumière et le cadrage. Autre argument pour nous faire pâlir d'envie : le titre MR-73 qui, à son évocation, nous rappelle aussitôt deux autres films dont l'intitulé faisait également référence à une arme à feu : Magnum Force et Police Python 357, véritables classiques en la matière. Pour Olivier Marchal, le but est clair : "Je savais qu'avec 36, il fallait surprendre. Mon pari avec MR-73, c'est de ne pas décevoir !"

Le saviez-vous ?
Le titre fait référence à l'arme de poing calibre 357 Magnum sortie des ateliers de Manurhin en 1973. Ce revolver à six coups d'une précision excellente est utilisé par plusieurs unités d'élite comme le GIGN ou le Raid. Autre anecdote : Olivier Marchal aurait souhaité que Jean-Paul Belmondo fasse partie du casting, une façon pour le réalisateur de rendre hommage à cet acteur vétéran, habitué aux rôles de flic risque-tout. Malheureusement, en raison de ses problèmes de santé, celui-ci ne put participer au tournage.

"A bord du Darjeeling Limited" 19 Mars 2008

De quoi ça parle ?
Francis, Peter et Jack, trois frères qui ne se sont pas parlé depuis un an font un voyage à travers l'Inde afin de renouer le dialogue.

Pourquoi on l'attend ?
La douce mélancolie et l'humour grinçant de Wes Anderson risquent de frapper à nouveau ! Si le style si particulier du réalisateur de La Vie aquatique compte bien sûr quelques détracteurs, il faut malgré tout admettre qu'il s'est progressivement construit un univers inimitable où des personnages hauts en couleurs se retrouvent confrontés à une réalité aussi dure que farfelue. Et à première vue, A bord du Darjeeling Limited semble parfaitement suivre ce modèle en se présentant comme un road movie initiatique où trois frères que tout semble opposer (Adrien Brody, Jason Schwartzman, et l'inévitable Owen Wilson) se perdent en Inde... Outre la vision décalée, voire fantasmée, du pays que nous réserve le réalisateur, il faudra également prêter attention à la bande originale du film qui, si elle est à la hauteur de celle de ses derniers films, pourrait être l'une des forces de ce voyage pas comme les autres.

Le saviez-vous ?
En guise de prologue au film, Wes Anderson a tourné un court métrage intitulé Hôtel Chevalier. Tourné à Paris et bercé par la chanson Where Do You Go To My Lovely de Peter Sarstedt, il raconte les retrouvailles entre le personnage incarné par Jason Schwartzman et Natalie Portman (qui s'est déshabillée entièrement pour les besoins d'une scène !) Un véritable concentré de Wes Anderson qui, selon le réalisateur, donne un tout autre éclairage au film !

"J'ai toujours rêvé d'être un gangster" 26 Mars 2008

De quoi ça parle ?
L'histoire d'un braqueur amateur dont la victime est elle-même une apprentie braqueuse, deux kidnappeurs qui enlèvent une adolescente si suicidaire qu'elle les supplie sans cesse de l'exécuter, un chanteur en panne d'inspiration qui vole à un collègue ses dernières compositions et enfin cinq septuagénaires qui quittent leur retraite pour goûter à nouveau aux joies du braquage.

Pourquoi on l'attend ?
Parce que le premier film de Samuel Benchetrit, Janis et John, était un bijou d'humour et de fantaisie. Ensuite, parce qu'un film à sketches qui ose le noir et blanc avec un casting réunissant les acteurs les plus décalés du cinéma français (Jean Rochefort, Edouard Baer ou encore Alain Bashung), on ne voit pas ça si souvent. Enfin, parce que cet opus, qui s'annonce franchement déjanté, est un véritable hommage au cinéma des années 50 et 60. D'ores et déjà sélectionné en compétition pour le prestigieux Festival américain de Sundance, il devrait être un petit chef-d'oeuvre de poésie, à la photographie magnifique, comme en témoignent les premières photos !

Le saviez-vous ?
C'est Sergi Lopez qui devait tenir à l'origine le rôle d'Edouard Baer. Mais l'acteur, que l'on avait déjà aperçu dans Janis et John en escroc dépassé par les événements, s'est cassé une jambe avant le tournage.

Avril

"Le Premier venu" 2 avril 2008

De quoi ça parle ?
La fille a une vingtaine d'années, elle est issue d'un milieu bourgeois. Elle cherche à donner un peu de lumière et de légèreté à sa vie, qu'elle voit comme très insuffisante et inutile. Sans l'intensité qui lui est nécessaire. Elle décide de donner son amour. Pas au plus séduisant, ni au plus méritant ou au plus admirable, non, ceux-là n'ont pas besoin d'elle, elle donnera son amour au " premier venu ".

Pourquoi on l'attend ?
C'est l'un des plus grands scandales du cinéma français : Jacques Doillon, l'homme qui tournait environ un film par an dans les années 80 et 90, a aujourd'hui toutes les difficultés du monde à trouver des financements. Maître dans l'art de capter la grâce de l'enfance et de l'adolescence (Le Jeune Werther, Ponette), il a repéré bien des actrices avant tout le monde (Judith Godrèche, Binoche) et filmé bien des stars comme personne (Béatrice Dalle dans La Vengeance d'une femme). Et pourtant, son dernier opus, Raja, remonte déjà à 2003... Alors qu'on perdait espoir, voilà qu'arrive un nouveau long métrage de ce cinéaste précieux, devenu si rare. Alors forcément, on souhaite d'ores et déjà la bienvenue à ce Premier venu...

Le saviez-vous ?
Si le rôle de la jeune fille est tenu par une parfaite inconnue (pour l'instant...) nommée Clémentine Beaugrand, on retrouve à ses côtés une vieille connaissance, Gérald Thomassin, inoubliable héros du Petit criminel, un des plus fameux films (et des plus gros succès...) de Doillon, mais aussi Guillaume Saurrel, le garçon que faisaient tourner en bourrique mesdemoiselles Lou Doillon et Caroline Ducey dans Carrément à l'Ouest.

"Lady Jane" 9 avril 2008

De quoi ça parle ?
A l'époque où les Rolling Stones chantaient "Lady Jane", Muriel, François et René, amis d'enfance, nés dans les ruelles populaires de Marseille, distribuaient des fourrures volées à toutes les ouvrières de leur quartier. Ils cessèrent leurs cambriolages après avoir tué un bijoutier dans un parking et, pour se faire oublier, ne se virent plus jusqu'au jour où le fils de Muriel est enlevé... La bande se reforme alors pour réunir l'argent de la rançon.

Pourquoi on l'attend ?
Certes, on a été bluffé par la prestation de Michel Bouquet-François Mitterrand dans Le Promeneur du champ de Mars en 2004. OK, le Voyage en Arménie (2006), en forme de retour aux origines, ne manquait pas d'intérêt. Masis il faut bien admettre qu'on est très heureux de savoir que Robert Guédiguian vient de tourner un nouveau film à Marseille, la ville qui lui est si chère, et qu'il a si bien filmée. Qui a oublié Marius et Jeannette ou La Ville est tranquille ? Et pour notre plus grand plaisir, toute la famille est réunie dans ce nouvel opus : la muse Ariane Ascaride, bien sûr, mais aussi Jean-Pierre Darroussin, Pascale Roberts, Gérard Meylan, Jacques Boudet, sans oublier le jeune Yann Tregouët. On sait d'autre part que Lady Jane est un polar doublé d'une réflexion sur la vengeance... Bref, de retour à l'Estaque, Guédiguian repart A l'attaque !.

Le saviez-vous ?
Le titre Lady Jane fait référence à une chanson des Rolling Stones.

"Shine a Light" 16 avril 2008
De quoi ça parle ?
Martin Scorsese réalise son rêve de toujours : filmer les Rolling Stones, le groupe qui incarne le rock'n'roll à lui tout seul. Le gang qui a escorté toute son oeuvre. Cette rencontre cinématographique donne naissance à un film musical événement : Shine a Light. De la préparation à la performance, entrecoupé d'images backstage et d'archives, seize caméras et les plus grands chefs-opérateurs hollywoodiens captent l'énergie légendaire de Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood lors de leur concert au Beacon Theater à New York.

Pourquoi on l'attend ?
Parce que Martin Scorsese rêve de réaliser Shine a Light depuis de longues années. Voilà, c'est tout, merci... Et bien oui, si le grand Marty rêve tout haut d'un projet et qu'il a enfin l'opportunité de lui donner la vie, alors tout cinéphile est forcément heureux et confiant. Si on attend aussi Shine a Light avec une belle impatience, c'est parce que le cinéaste a toujours manifesté un amour fou de la musique, en réalisant notamment un documentaire sur Bob Dylan (No Direction Home : Bob Dylan) et en produisant une série de DVD sur le blues (où figure notamment The Soul of a Man de Wim Wenders). Ensuite, parce que Scorsese jette son dévolu sur les Stones, un groupe de légende debout depuis plus de quatre décennies qui, à l'heure où certains mastodontes tentent des retours désespérés (The Police, Led Zeppelin), est toujours au top de sa forme, la soixantaine rugissante. Mick Jagger & Co filmés par Scorsese ? Shine a Light, un rêve rock'n'roll qui devient réalité...

Le saviez-vous ?
Les images de Shine a Light ont été captées durant deux concerts au légendaire Beacon Theater de New York. Une pause plutôt intime à l'automne 2006, au beau milieu de leur gigantesque tournée mondiale A Bigger Bang Tour. Martin Scorsese s'est entouré de directeurs photos renommés pour que ce documentaire soit le plus réussi possible : les oscarisés Robert Richardson (Aviator, JFK), John Toll (Braveheart) et Andrew Lesnie (King Kong).

"Iron Man" 30 avril 2008

De quoi ça parle ?
Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d'armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu'il utilise pour s'échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l'améliorer et de l'utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents.

Pourquoi on l'attend ?
Parce qu'il s'agit d'une adaptation d'un célèbre comic-book Marvel, et que de Spider-Man à Hulk, en passant par X-Men, les (super-)héros les plus populaires de la maison d'édition ricaine ont rarement été négligés pour leur passage sur grand écran. Ensuite parce que le personnage d'Iron Man, créé par Stan Lee au début des années 60, sort de l'ordinaire : issu d'un milieu très aisé, Tony Stark est dôté d'un sens de l'humour (noir) au scalpel, d'un sacré cynisme et d'un goût prononcé pour la bibine (des tares peu fréquentes chez Marvel). Autre signe encourageant : le projet a fait tourner les têtes des plus grands, de Tom Cruise à Nicolas Cage pour le rôle-titre et de Tarantino à Nick Cassavetes pour la réalisation. Au final, c'est Robert Downey Jr. qui incarne Iron Man, et c'est diablement excitant, le Monsieur nous ayant peu habitué ces derniers temps à se fourvoyer (Kiss Kiss Bang Bang, Zodiac). Enfin, et surtout, on attend cette adaptation Marvel pour une raison simple : on est tout simplement curieux de voir comment un super-héros de ferraille en forme de poubelle (si, si !) peut être crédible en justicier !

Le saviez-vous ?
Jon Favreau, le réalisateur d'Iron Man, est d'abord acteur. Il s'est notamment illustré aux génériques de Swingers, Very Bad Things et Daredevil, où il jouait le meilleur pote de Ben Affleck dans cette adaptation d'un... comic-book Marvel. Iron Man est sa troisième mise en scène, après notamment les familiaux Elfe et Zathura. Avec l'ambitieux Iron Man, il franchit sans conteste un nouveau palier et devra supporter la pression des fans du comic-book.


Mai

"Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal" 21 mai 2008

De quoi ça parle ?
Dans les années 50, un professeur d'archéologie parcourt le monde à la recherche de trésors perdus...

Pourquoi on l'attend ?
On serait fous de ne pas l'attendre ! La trilogie Indiana Jones a enfin une suite, presque vingt ans après Indiana Jones et la Dernière Croisade. Un rêve devenu réalité qui s'annonce sous les meilleures auspices (ceux qui pensent "hospices" peuvent sortir !). George Lucas, scénariste et producteur, promet un épisode à la hauteur des précédents, et Steven Spielberg dit vouloir réaliser un épisode pour les fans ! Malgré la désertion de Sean Connery, le casting s'annonce parfait lui aussi : après les robots de Transformers, le très sympathique Shia LaBeouf s'attaquera à un autre géant... Car si on attend surtout cet épisode 4, c'est bien pour le retour du héros, du plus grand archéologue du cinéma, de celui qui a fait rêver toutes les femmes et tous les hommes : le mythique Harrison Ford, veste en cuir, fouet qui claque et sourire qui tue. Il s'attaquera cette fois à l'armée russe, à une civilisation perdue, et à... Cate Blanchett ! Tout cela l'empêchera-t-il de triompher encore une fois ? Non ! L'âge avancé d'Harrison Ford nous empêchera-t-il d'y croire encore ? Non plus ! Les chasseurs de momies et les chercheurs de trésors ne nous l'ont pas fait oublier : si l'aventure avait un nom, ce serait Indiana Jones !

Le saviez-vous ?
Le quatrième épisode des aventures d'Indiana Jones est en préparation depuis plus de dix ans ! Le film a été repoussé à plusieurs reprises, en grande partie à cause d'un scénario insatisfaisant : George Lucas et Steven Spielberg ont ainsi refusé plusieurs scripts, dont celui de Frank Darabont qui, d'après les rumeurs, entraînait le Dr Jones au coeur de l'Atlantide... David Koepp, le scénariste d'Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, a avoué avoir repris quelques idées des différents scénarios créés pour la série depuis le début des années 90.

"Sex & the City" 30 Mai 2008

De quoi ça parle ?
Retour à New York ! Carrie, Miranda, Samantha et Charlotte sont toujours inséparables, elles font toujours du shopping et parlent toujours de tout et de rien : de sexe, des hommes, de l'Amour...

Pourquoi on l'attend ?
L'adaptation d'une série est toujours un événement.... cinématographique ! Quatre ans après avoir quitté le petit écran, Sex & the City s'apprête à envahir les salles obscures. En outre, les fans peuvent être confiants : l'esprit de la série ne risque pas d'être trahi. L'équipe originale au grand complet est présente derrière (Darren Star, Michael Patrick King) et devant la caméra (Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon et Kristin Davis) !

Le saviez-vous ?
Envisagé dès la fin de la série culte en 2004, sans cesse repoussé (Kim Cattrall a longtemps traîné les pieds), maintes fois exhumé pour être enterré dans la foulée, le projet n'est redevenu d'actualité que fin 2006. Autant dire que les nerfs des fans ont été mis à rude épreuve. Le tournage vient à peine de s'achever. Il n'y a donc plus trop longtemps à attendre. Outre les quatre actrices de la série originale, le casting comprend Jennifer Hudson (oscarisée pour son rôle dans Dreamgirls) et Michael Bloomberg... le maire de New York, dans son propre rôle !

"Un conte de Noël" Mai 2008

De quoi ça parle ?
Noël approche. Une famille se réunit pour trois jours dans la grande maison parentale à Roubaix...

Pourquoi on l'attend ?
Comment ne pas être émoustillé à l'annonce d'un projet signé Desplechin ? Plus de trois ans après la sortie de son cinquième long métrage, Rois & reine, le surdoué du cinéma français revient aux affaires avec ce qui s'annonce comme une oeuvre ample disséquant les rapports de force (et de haine) au sein d'une famille particulièrement dysfonctionnelle. Connaissant le talent du monsieur à brosser des personnages forts, ce Conte de Noël devrait, sauf accident, rendre ses lettres de noblesse à un genre aujourd'hui galvaudé, le film choral. Et puisque Desplechin est, outre un réalisateur majeur, un prodigieux directeur d'acteurs, la qualité de l'interprétation devrait constituer l'atout maître de cet opus qui réunit de vieux compagnons de route du cinéaste : Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve ou encore Jean-Paul Roussillon.

Le saviez-vous ?
Annoncé en salles en mai 2008, Un conte de Noël pourrait concourir en Sélection Officielle au prochain festival de Cannes. La Croisette et Desplechin poursuivrait ainsi une histoire commune entamée en 1991 avec La Vie des morts (présenté à la Semaine de la Critique) que prolongèrent La Sentinelle (Sélection Officielle en Compétition - Cannes 1992), Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) (Sélection Officielle en Compétition - Cannes 1996), Esther Kahn (Sélection Officielle en Compétition - Cannes 2000) et Léo en jouant "Dans la compagnie des hommes" (qui fit l'ouverture d'Un Certain Regard - Cannes 2003).

Juin

"Phénomènes" (The Happening) 11 juin 2008

De quoi ça parle ?
Une famille essaie de fuir un désastre naturel qui devient rapidement la plus grande menace de l'humanité.

Pourquoi on l'attend ?
L'ex-prodige M. Night Shyamalan a beau avoir de plus en plus de détracteurs, force est de reconnaître qu'un nouveau film de sa part est toujours attendu. D'autant que s'il a déconcerté une partie de ses fans, l'étonnant La Jeune fille de l'eau lui a également permis de conquérir un autre public en dévoilant "autre chose", une oeuvre différente du genre qui avait fait sa gloire (le "film fantastique avec un twist final de la mort qui tue").

"Grace is Gone" 25 juin 2008

De quoi ça parle ?
Stanley Phillips, fervent patriote et père de deux enfants, est accablé de tristesse lorsqu'il apprend que sa femme Grace a été tuée en Irak. N'arrivant pas à trouver la force d'annoncer cette terrible nouvelle à ses deux petites filles, il décide de les emmener dans leur parc d'attraction préféré.

Pourquoi on l'attend ?
Alors qu'il n'était que scénariste pour Lonesome Jim (2005), James C. Strouse devient réalisateur, scénariste et producteur pour Grace is Gone. Il propose, avec ce long métrage, une nouvelle approche des conséquences de la guerre en Irak, plébiscitée par le public au Festival de Sundance et par la critique au Festival de Deauville. Dans Grace is Gone, John Cusack incarne avec sensibilité un père qui doit, seul, faire face au deuil de sa femme sans l'apprendre à ses deux filles. Ce film, pour lequel il s'est investi en tant qu'acteur et producteur, marquera sûrement un tournant dans sa carrière.

Le saviez-vous ?
Alors que la bande-originale du film devait à l'origine être composée par Max Richter, c'est finalement un certain Clint Eastwood qui s'est chargé de la tâche. Le réalisateur n'en est pas à son premier coup d'essai car il avait déjà composé les bandes originales de ses propres films, notamment Mystic River et, plus récemment, Million Dollar Baby.
_________________
Blog - le cinéma de ... lesbellesmanieres
toutmoncinema // le cinéma vu par vous, pour vous !


Dernière édition par lesbellesmanieres le Sam Avr 19, 2008 4:18 pm; édité 7 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail Visiter le site web de l'utilisateur
korok



Inscrit le: 14 Nov 2007
Messages: 11

MessagePosté le: Ven Jan 25, 2008 7:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ce début d'année, pas mal de bons films : Sweeny Todd, No country for old men, Asterix aux JO..

ça fait pas mal de trucs à voir ! rien que pour janvier lol
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Lyricis



Inscrit le: 21 Déc 2007
Messages: 9
Localisation: Cannes(06)

MessagePosté le: Ven Jan 25, 2008 7:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Très bon topic, l'année 2008 sera un bon millésime Wink
_________________
Je suis ton prédateur, Le roi des moqueurs.
http://www.Lyricis.fr

Ma liste Filmotech
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur MSN Messenger
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    forum cinéma de toutmoncinema Index du Forum -> Agenda / Actualité du Cinéma Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum






Classement de sites - Inscrivez le vôtre!