Posté le: Lun Oct 06, 2008 8:58 pm Sujet du message: [BA] Les Quatre Cents Coups ... du jeune François Truffaut
Citation:
Un film de François Truffaut
avec Jean-Pierre Léaud, Albert Rémy, Claire Maurier, Patrick Auffay et Guy Decomble
(France)
Genre : Comedie Dramatique, Drame - Duree : 1H33 mn
Distributeur : MK2 Editions - Editeur DVD : MK2 Editions
Sortie à la Vente en DVD le 29 Octobre 2003
Sortie en salles le 20 Octobre 2004
(Reprise, Première sortie le 03 Juin 1959)
Année de production : 1959
Festival de Cannes 1959 : Grand prix de la mise en scène
Synopsis :
A à peine quatorze ans, Antoine DOINEL n'a que des ennuis, tant à l'école qu'à la maison. Il sèche l'école avec son copain René pour ne pas avoir de rendre de compte à sa maîtresse à qui il doit un epunition. Dans la rue, il aperçoit alors sa mère dans les bras de son amant. Le lendemain, il retourne à l'école sans mot d'excuse, et espère s'en tirer en disant à l'instituteur que sa mère est morte !
Le film qui fit éclater au grand jour l'immense talent de François Truffaut.
Premier film d'un jeune réalisateur, d'un jeune comédien (Jean-Pierre Léaud) et de ce qui fut une vraie petite révolution pour le cinéma français : la Nouvelle Vague - portée par de jeunes réalisateurs férus de cinéma américain et « désireux de donner au cinéma le statut d'un art à part entière, c'est-à-dire une vision du monde à un moment donné de son histoire et plus encore une "participation à un destin commun" » ...
La mise en scène des Quatre cents coups est volontairement simple. Elle repose sur des oppositions.
Deux types d'espace d'abord : celui du petit appartement familial où il est obligé de dormir dans l'entrée ; au contraire, l'espace des rues de Paris, rendu encore plus large par l'utilisation du format CinemaScope, qui représente la liberté, l'épanouissement.
L'immobilité et le mouvement ensuite : à l'école, à la maison, puis au commissariat, il n'a pas le droit de bouger; en revanche, dans les rues de Paris avec son copain René, ou près de la mer, à la fin du film, il peut donner libre cours à son besoin de mouvement. Antoine aspire au mouvement, à la liberté, comme l'exprime bien la scène du "rotor" dans la fête foraine où la force centrifuge lui permet d'échapper à la pesanteur. Là, comme dans la vie, il faut bien revenir sur terre, dans la réalité. L'espace se réduit autour de Doinel jusqu'au centre d'observation, avant un dernier élan, figé interrogative au dernier plan.
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