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[Buzz] L'affiche du Coluche ... de Antoine de Caunes

 
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lesbellesmanieres
toutmoncine[admin]


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MessagePosté le: Jeu Juin 12, 2008 12:13 pm    Sujet du message: [Buzz] L'affiche du Coluche ... de Antoine de Caunes Répondre en citant




Citation:
Un film d'Antoine De Caunes
avec François-Xavier Demaison, Lea Drucker, Denis Podalydès et Olivier Gourmet
(France)
Genre : Comedie Dramatique
Distributeur : Mars Distribution
Sortie en salles le 15 Octobre 2008

Synopsis :
Septembre 1980. Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase. « Comique préféré des français », il est au sommet de sa gloire ; télés, radios et journaux se l'arrachent et sa maison est l’endroit où se croise tout ce que le pays compte de vedettes... Toujours prêt à repousser le bouchon un peu plus loin, il décide, pour rire, de poser sa candidature à la présidence de la République. Très vite, la France se bidonne, l'acclame, le soutient. Les sondages s'affolent, sa côte monte en flèche. Et si, finalement, un clown se faisait élire président? Lui-même commence à y croire...


Eh oui ... ça bourdonne dur sur la toile depuis quelques jours ! Et ce petit jeu de "buzz" en vaut la chandelle car je dois l'avouer, quelle affiche teaser !

Une putain d'affiche directement inspirée de sa déclaration de candidature un certain 30 octobre 1980 dans le théâtre du Gymnase ... N'y manque que le slogan de campagne, tout aussi digne du grand Coluche que la France aimait tant : « Jusqu’à présent la France est coupée en deux, avec moi elle sera pliée en quatre ! »

Arrow L'affiche "teaser" du Coluche vu par De Caunes :




On attend avec impatience ce biopic sur le comique préféré des français ... Coluche - l'histoire d'un mec vraiment pas comme les autres !


Arrow la bande-annonce (et bien plus encore) du très attendu Coluche, l'histoire d'un mec avec François-Xavier Demaison dans la peau du comique :




Idea le sketch qui rendit célèbre un certain Michel Colucci - C'est l'histoire d'un mec ... :




Citation:
Autour du film : Entretien avec Antoine de Caunes

Commençons par parler de Coluche. Vous le connaissiez ? Quand l’avez-vous rencontré pour la première fois ?

AdC : Je l’ai vu sur scène au Gymnase. Je suis allé deux fois à des fêtes chez lui rue Gazan (si bien décrites par Desproges dans une de ses chroniques) et un peu plus tard je l’ai invité aux Enfants du rock. On s’était retrouvés au studio Ramsès, avec les musiciens du groupe Odeurs et Ramon Pipin, qui a signé la musique du film. Coluche avait chanté deux rocks et l’on avait enchaîné sur une interview autour d’un énorme pétard qu’il fumait en me vantant les mérites des herbes de Provence ! Donc je peux dire que j’ai approché Coluche, et dans de bonnes conditions, mais ce n’est pas quelqu’un que j’ai intimement connu. Autant j’étais très pote avec Desproges, autant je ne l’ai connu, lui, que d’une manière que je qualifierais de joyeusement mondaine.

Quel souvenir gardez-vous de son appel au vote ?

AdC : Celui d’un moment extrêmement réjouissant. Dix ans après Mai 68, la France de l’époque était redevenue d’un calme et d’un ennui pesants ! Alors dès que quelqu’un secouait les étagères du sérieux et de la routine, j’étais preneur. J’ai toujours aimé le mauvais esprit, le mauvais goût, le trash ! J’étais un lecteur fidèle de Hara Kiri. Le moment de l’appel est pour moi dans cette ligne-là. C’est quelque chose de libertaire et surtout de gratuit. J’aime beaucoup cette gratuité. Elle est d’ailleurs à l’origine de sa campagne. C’est l’idée d’aller foutre la merde, de retrouver une tribune dont on l’a privé après l’affaire RMC (engagé sur la radio monégasque en janvier 1980, Coluche est remercié après douze jours d’antenne !) et de pouvoir balancer toutes les insanités possibles. Mais toujours - ou disons le plus souvent - avec un regard, un point de vue, un commentaire sur la société, cette vieille société de droite de l’après-guerre. Et donc il y avait quelque chose d’électrisant dans cet appel.

Vous y avez cru à sa candidature ?

AdC : C’était difficile d’y croire. Il n’y avait pas l’ombre de l’ébauche d’un programme. En revanche, ce que sa candidature provoque, c’est absolument épatant. Coluche était extraordinairement populaire, on ne s’en rend plus compte aujourd’hui. Au point qu’il faisait rire tout le monde de l’extrême gauche à l’extrême droite - ce qui l’a évidemment rendu suspect auprès des bien-pensants de tout poil. Quand tout à coup un clown se moque frontalement, brutalement du pouvoir, sans un ancrage idéologique précis, quand il redonne son sens premier au mot bouffon, ça fait comme un appel d’air. Et un nombre considérable de Français s’est retrouvé là-dedans. Dix ans après Mai 68, ils avaient envie que ça se remette à bouger pour de bon. Il fallait que ça change, d’une manière ou d’une autre. Programme ou pas programme. Coluche, c’était un fatras d’idées brillantes, de bordel, d’insoumission, de refus de l’esprit de sérieux. Un agitateur, au sens propre du terme.

Quand on vous propose de réaliser un film sur le Coluche de cette période, quelle est votre réaction ?

AdC : Au départ les producteurs, Edouard De Vésinne et Thomas Anargyros, me font passer le scénario qu’ils ont commandé à Diastème. Il s’agit d’un biopic très bien écrit avec beaucoup de rigueur et qui retrace en gros les vingt dernières années de la vie de Coluche, du café de la Gare à sa fin. Je le lis avec intérêt, d’abord parce que l’auteur est un ami et qu’il a du talent, et je trouve qu’il s’est dépatouillé aussi bien qu’il pouvait d’un exercice de style dont, au final, je ne vois pas l’utilité. Je ne vois pas pourquoi passer par la fiction pour raconter une histoire que l’on connaît à peu près tous, autour d’un personnage qui n’a pas de zone d’ombre à ce point profonde pour qu’on y fasse descendre le bathyscaphe. J’ai vu quinze documentaires sur Coluche, je sais à peu près tout sur lui alors pourquoi moi spectateur irais-je voir un film sur lui au cinéma. Je décline donc, dans un premier temps. Mais en même temps ça me titille. L’idée se met à germer et je me dis qu’il y a quelque chose à faire sur cette période du passage des années 70 aux années 80 (que je n’aime pas et n’ai jamais aimées), celle où la vieille France bascule, où Coluche bascule et où j’entre dans la carrière (rires) - sur ce Coluche que j’ai admiré, que j’aime, et dont la parole manque cruellement aujourd’hui. Alors j’y réfléchis et à un moment, bingo, je me dis : «bon sang mais c’est bien sûr !» Là où il y a quelque chose à raconter sur Coluche, là où il est au carrefour de choses qui le dépassent complètement, qu’il va affronter et qui vont complètement le casser en deux, bref là où il y a une dramaturgie, c’est le moment des élections. Depuis le moment où, sur un coup de tête, il décide, pour foutre la panique et s’amuser, de se présenter aux élections présidentielles, jusqu’au moment où il renonce. Ce qui se passe pendant ces quelques mois l’a transformé profondément, lui a fait perdre de la légèreté, de la grâce, de l’insouciance, lui a fait connaître le tourment. Et là pour moi il y avait soudain un film sur un homme confronté à ses contradictions, à la réalité, sur une toile de fond politique qui à mes yeux a une résonance aujourd’hui et à ce moment-là, finalement, j’ai dit oui aux producteurs.

Après les vampires dans Les Morsures De L'Aube, Napoléon dans Monsieur N et des monstres sacrés du cinéma dans Désaccord Parfait, vous vous êtes attaqué ici, une fois encore, à un personnage quasi historique et légendaire... Qu’est-ce qui vous intéresse chez eux ?

AdC : J’aime les personnages plus larges que la vie, complexes, équivoques, aventureux, ceux qui prennent la vie à bras le corps et y mettent le feu, au cinéma particulièrement (rires). Et de la même manière que dans le roman je préfère Robert Louis Stevenson à Christine Angot, au cinéma j’ai besoin qu’on m’embarque dans une histoire, qu’on me fasse sortir de mon pâté de maison, qu’on ouvre les fenêtres. J’ai du mal avec l’odeur du renfermé !

Pour filmer Coluche, il fallait l’acteur pour l’incarner. Comment avez-vous trouvé François-xavier Demaison ?

AdC : Avant tout, on s’est remis au travail avec Diastème. On a démonté complètement le premier scénario et on l’a recentré sur cette période clé, en se posant immédiatement la question : qui va jouer ça ? Une question essentielle puisque sans l’acteur, il n’y avait pas de film. Sur certains projets, on peut changer, mais pas là. Il me fallait le comédien capable d’incarner Coluche, d’être plausible à l’écran et surtout pour moi puisque j’allais l’avoir sous la main ou plutôt sous les yeux pendant des mois et des mois. Un jour, mon directeur de casting, Michael Laguens, avec qui j’avais travaillé sur mon précédent film, m’a dit : «Va voir Demaison à la Gaîté Montparnasse.» Il jouait depuis six mois, ça commençait à bourdonner un peu. Je vais voir le spectacle de François-Xavier, sans trop savoir à quoi m’attendre - je connaissais juste l’histoire du fiscaliste qui devient comédien après l’attentat du 11 septembre. Et après quelques minutes de représentation, je sais que c’est lui. Je ne saurais pas expliquer pourquoi mais je le regardais et j’ai eu l’intuition absolue que c’était lui. Et à partir de ce moment-là ça ne pouvait être personne d’autre. Pourtant on partait de loin : à l’époque François-Xavier n’est pas gros, il n’a qu’une vague ressemblance avec Coluche, pas du tout la voix, mais en revanche il a cette manière d’occuper la scène. Il y est chez lui. Et j’avais besoin d’un acteur qui ait cette faculté-là, même si ce n’était pas le seul élément déterminant. À la fin du spectacle, j’étais formel : c’était François-Xavier. Je suis allé le voir dans sa loge, on a papoté et j’ai fini par lui dire : «L’idée va te paraître un peu folle mais qu’est-ce que tu dirais de jouer Coluche dans un film ?» (rires)

Vous lui proposez le rôle avant même d’en parler à vos producteurs ?

AdC : Il n’y a pas de discussion possible ! C’est une intime conviction ! (rires) François-Xavier m’a regardé une seconde interloqué avant de me répondre : «C’est une idée géniale.» Je lui ai dit «de bien réfléchir quand même, parce que si tu te gaufres là-dessus, en tant qu’acteur, qui plus est débutant, après tu seras très mal». Le lendemain on en a reparlé et il m’a dit : «J’y vais». À partir de là les ennuis ont commencé (rires) et je suis allé voir mes producteurs en leur disant : «Ça y est j’ai Coluche !» «Ah oui, c’est qui ? José Garcia ? Gérard Depardieu ?» (rires) «Non, son nom ne va pas vous être tout à fait familier. Il s’appelle François- Xavier Demaison et c’est lui.» Donc ils sont allés le voir en spectacle, ils ont été très impressionnés mais en se posant quand même encore des questions. (rires) Car dans le cinéma il y a toujours le problème de l’équation fatale entre sujet, casting et budget. Les financiers veulent du cast, du «bankable» comme ils disent ! Ils sont toujours convaincus que ce sont les acteurs qui font venir les spectateurs, comme à la grande époque de De Funès, de Delon ou Belmondo. C’est encore vrai parfois, mais ce n’est pas une règle. Donc ça a frotté un peu pendant quelque temps, parce que leurs premiers interlocuteurs leur faisaient ce genre de remarque, oubliant qu’au-delà de François-Xavier, le héros du film, c’était Coluche. Pour ma part, je n’ai pas cillé, pas vacillé (rires). Je préférais ne pas faire le film que de me voir imposer un acteur auquel je n’aurais pas cru. Et puis finalement tout s’est arrangé car entre-temps on a terminé le scénario, et ça a fini de les convaincre. De ce jour-là, ils ont littéralement porté le film, envers et contre tout. Et ce n’était pas gagné. En touchant à Coluche, on touche à une icône.

Vous avez fait des essais ?

AdC : Bien sûr. Ne serait-ce que pour tous nous rassurer Fançois-Xavier, Edouard Thomas et moi-même. Mais on a fait ces essais un an avant de faire le film. François- Xavier n’avait pas pris de poids, il était juste un peu maquillé avec la salopette. C’était plus sur des attitudes. En fait sur ces essais j’ai montré aux producteurs ce qu’on montre dans le teaser du film, c’est- à dire très peu de choses ! (rires) Parce qu’on ne peut pas rentrer dans le détail. On ne peut accepter la convention que François-Xavier est Coluche qu’à partir du moment où l’on déroule du film.

Vous avez beaucoup travaillé en amont avec François-xavier Demaison ?


AdC : À partir du moment où on a eu le feu vert financier, ça a pris six mois quand même ! François-Xavier est entré en préparation. Ça a duré une petite année. Il a travaillé avec deux coaches, par paliers, en profondeur, avec l’idée de ne surtout pas imiter Coluche. François-Xavier devait s’inventer une nouvelle voix et les attitudes et les comportements qui vont avec. Et puis il a commencé à prendre du poids. Une fois qu’il a eu pris quatorze kilos il n’était plus tout à fait le même. Physiquement, l’idée c’était d’intervenir le moins possible sur lui, de ne pas avoir recours aux prothèses, au latex. Je l’avais fait sur Monsieur N pour que Philippe Torreton ait un nez plus napoléonien et c’était une chierie : deux heures de maquillage par jour, des problèmes avec la lumière. Et puis surtout je ne voulais pas d’un sosie de Coluche. Je voulais d’un acteur qui devienne Coluche dans l’œil du spectateur.

D’autant que vous le filmez au plus près...

AdC : Je suis sous son nez ! Il y a des plans où l’on est collés. Ce que j’aime dans la réalisation, c’est être près. J’aime voir ce qui se passe dans l’œil, être près du jeu, des émotions et comprendre ce qui se passe dans la tête du personnage. C’est d’ailleurs ce qui m’intéressait dans cette histoire : comprendre ce qui se pas- sait dans la tête de Coluche. Je voulais porter un regard, avoir un point de vue. Je ne voulais pas faire un film objectif, œcuménique. Je suis convaincu que, si cette histoire a mal tourné c’est parce qu’il s’est mal engagé dedans, parce que ça le dépassait considérablement. C’est l’histoire quasi shakespearienne d’un bouffon qui s’amuse à vouloir jouer au roi et qui va se faire casser par le roi.

Une histoire que vous avez filmée presque comme un reportage...

AdC : Justement, je me suis demandé ce qui se serait passé si, à l’époque, j’avais fait une émission comme Envoyé spécial et que j’avais eu le total accès à la vie de Coluche. Qu’il m’ait laissé tout tourner, sans restriction, la scène, le privé, l’in- time. Qu’est-ce que j’aurais fait ? Ça, ça a déterminé ma mise en scène, la position de ma caméra. Et du coup, je ne le quitte jamais. Je voulais donner cette impression d’être dans l’intimité du personnage. Donc on a beaucoup filmé à l’épaule et quelle épaule, celle du grand Berto ! Mais sans tremblements façon Space Mountain ! Toujours à deux caméras pour aller choper des trucs pendant que ça discute. Et puis j’ai été aidé par le splendide travail sur la lumière de Thomas (Hardmeier) qui pose immédiatement la convention de l’époque. Car même si c’est étrange à dire parce que l’on a connu ces années-là, c’est un film d’époque ! Avec tous les emmerdements sur le stylisme et la direction artistique liés au genre.

Justement, pour nous plonger dans l’époque, vous avez choisi de confier la musique à Ramon Pipin, qui était un des musiciens de Coluche...

AdC : Le choix de Ramon est très simple : il est au cœur de l’histoire. Il y a plein de passerelles entre Coluche, Odeurs et Au bonheur des dames (deux groupes dont Alain Ranval, alias Ramon Pipin, était le leader), c’est la même bande, ils sont tous super potes. J’aimais beaucoup la musique qu’il a composée pour les films de Dupontel. Et puis il a naturellement le son de l’époque. Celui du rock qu’aime Coluche. En plus de cette musique écrite par Ramon, il y a la musique qu’on entend chez Coluche et qui provient du juke-box : du rockabilly, du rock français. Et puis il y a la musique de fond, celle de l’époque : les Pretenders, les Clash, les Specials. Ces trois sources musicales font une bande son riche. Un plaisir pour le mélomane qui sommeille toujours en moi !

Revenons aux acteurs. Autour de François-xavier Demaison, vous avez constitué une belle bande...

AdC : À partir du moment où j’arrive à vendre l’idée que mon Coluche est un acteur dont peu de monde a entendu parler à l’époque, évidemment autour de lui je ne vais pas demander à Catherine Deneuve de jouer sa femme ! (rires) Donc pour que l’équilibre du groupe soit respecté j’ai pris des acteurs dont le niveau de notoriété n’est pas trop envahissant et qui sont à mes yeux des acteurs déments, avec qui en plus j’ai envie de travailler depuis longtemps ! Ils apportent énormément de choses en étant présents. Car c’est aussi la difficulté d’un film pareil où il y a une figure centrale entourée d’un chœur qui la plupart du temps a peu de choses à jouer - ce qui peut être ingrat pour beaucoup d’acteurs. Mais c’est ainsi, ils gravitent, comme dans la réalité, autour de la figure centrale de Coluche. Comme dans la réalité. Une bande de potes, avec le chef au centre ! Une fois que c’est mis en place, c’est passionnant à faire vivre et à mettre en scène. Des acteurs comme Laurent Bateau, Olivier Gourmet, Léa Drucker, Jean-pierre Martins, Gil Galliot, François Rollin, Alexandre Astier, Eric Defosse ou Valérie Crouzet, quand ça joue ensemble, ça swingue ! Et je ne parle pas de Podalydès qui est éblouissant, comme toujours !

En quatre films, vous avez travaillé avec un nombre d’acteurs impressionnant, provenant d’horizons très divers...

AdC : J’adore les acteurs. J’ai deux plaisirs sur un plateau de cinéma : celui de réaliser, de concrétiser un projet que j’ai en tête, que j’ai préparé et qui tout à coup s’incarne. Et qui s’incarne bien sûr à travers des acteurs. J’ai un plaisir d’enfant à travailler avec les acteurs. Un plaisir jubilatoire. Je suis là à les écouter jouer, à travailler sur des nuances. J’aime ça. J’aime les acteurs. Il y a des réalisateurs qui en ont peur, qui ne savent pas comment les approcher. C’est vrai que ce sont souvent des animaux disons étranges, mais comme il m’est arrivé de jouer, je connais ces sensations, je sais à quel point c’est fragile quand on est devant une camé- ra, à quel point ça tient à pas grand-chose pour qu’une scène soit réussie ou ratée.

Ici vous avez aussi filmé des gens que vous aimez : votre fille Emma, qu’on aperçoit en infirmière ou votre femme, Daphné Roulier, qui joue une journaliste télé...

AdC : Il y a aussi mon fils Louis dans une des pastilles. Emma ça m’amuse de l’avoir dans mes films, mais je n’ai pas encore trouvé le rôle pour la distribuer. Je trouve ça assez complexe de diriger sa propre fille, mais vraiment j’ai beaucoup d’admiration pour son travail. Mais là n’ayant pas de rôle pour elle, je lui ai juste demandé de faire une apparition. Et Daphné c’est parce que ça m’amusait. Elle a tellement ce ton journalistique. Il a juste fallu la transformer en un mix de Patricia Charnellet (journaliste d’Antenne 2 dans la période concernée) et de Marie-France Garaud (avocate et femme politique, elle-même candidate aux présidentielles de 1981) !

Vos producteurs disent de Coluche que c’est probablement un de vos films le plus personnel. Qu’en pensez-vous ?


AdC : Disons que c’est sans doute le film qui va coïncider au plus près avec une certaine image que le public se fait de moi. Ce mec un peu difficile à définir qui aime le rock, Napoléon, l’humour anglais, tourne avec Chabrol ou Zilbermann, et a fait partie de l’électroménager domestique pendant une vingtaine d’années, à travers la télé. Alors oui ce film est proche de moi parce que je parle d’une époque que j’ai vécue, d’un humoriste qui est une incarnation de l’insolence, de l’impertinence, de l’insoumission et de beaucoup de choses dans lesquelles je me retrouve, où j’aimerais me retrouver.

Propos recueillis par Patrick Fabre

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korok
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MessagePosté le: Lun Juil 21, 2008 7:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis impatient de voir ce film !!!
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