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Posté le: Jeu Mai 22, 2008 11:09 pm Sujet du message: Les Proies (2007) de Gonzalo Lopez-Gallego |
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| Citation: | Un film de Gonzalo Lopez-Gallego
avec Leonardo Sbaraglia et Maria Valverde
Titre original : EL REY DE LA MONTANA (Espagne)
Genre : Drame - Duree : 90 mn
Distributeur : Wild Side Films
Sortie en salles le 02 Juillet 2008
Festival International de Toronto 2007
Festival de Gérardmer 2008 - en compétiton
Synopsis :
Quim roule dans une région isolée en suivant une route sinueuse. A l’orée d’un bois, il se perd pour de bon. En essayant de se repérer, il est soudain la cible de tirs en provenance de la montagne. Alors qu’il tente d’échapper aux projectiles, il tombe sur Béa, une jolie jeune femme qui semble perdue et vit apparemment le même cauchemar que lui. Méfiants l’un envers l’autre, ils décident néanmoins d’unir leurs forces pour quitter cette forêt hostile, glaciale et semer leurs poursuivants !!! |
Un simple postulat de départ : deux personnages pourchassés dans les bois fuient pour sauver leur vie.
Et ensuite, le talent de Gonzalo Lopez-Gallego !
On l'avait découvert avec Nomadas (Nomads), son premier long métrage - prix du Meilleur Film Etranger au Festival du Film Indépendant de New York en 2001.
Et depuis, ce jeune réalisateur espagnol fait incontestablement partie de cette nouvelle génération montante - qui marche dans les pas de Guillermo Del Toro - vous savez ... Juan Antonio Bayona (L'Orphelinat), Paco Plaza et Jaume Balagueró (REC) !
Avec Les Proies, Gonzalo Lopez-Gallego revisite avec bonheur le genre du Survival ... souvenez-vous de Délivrance ou encore Les Chiens de Paille ... mais filmé à la façon jeux vidéo d'action - caméra subjective oppressante et quasi omniprésente jusqu'à la révélation de qui sont les fameux poursuivants ...
On se laisse prendre au jeu !
mon avis : = un bon moment
| Citation: | Paroles de réalisateur : entretien avec Gonzalo Lopez-Gallego
D’où vient le scénario du Roi De La Montagne ?
L’idée originale est du scénariste Javier Gullon. De là, à partir du moment où le producteur Miguel Bardem m’a inclus dans le projet, nous l’avons réécrit.
Comme dans vos films précédents (Nomadas, Sobre El Arco Iris), celui-ci aborde subtilement le film de genre. Qu’est-ce qui vous intéressait dans le fait d’explorer l’angoisse ?
Je ne tenais pas particulièrement à traiter l’angoisse, même si c’est un genre qui permet d’observer les peurs et les complexes des personnages. J’ai recouru au genre afin de compliquer ce séjour forcé dans la forêt et de montrer comment ces personnages normaux réagissent dans un contexte extrême.
Un film ou un livre vous ont-ils influencé?
Deliverance (John Boorman), que nous avons souvent projeté pendant la réécriture, Les Chiens de Paille (Sam Peckinpah) ainsi que d’autres survivals ; mais dans l’ensemble, je m’intéresse à divers grands réalisateurs tels que Cronenberg, Haneke ou Gus Van Sant.
Le Roi De La Montagne est le premier scénario dont vous n’êtes pas l’auteur pilote. Cela vous a-t-il permis de vous focaliser davantage sur votre tâche de réalisateur ?
Ce que j’ai le plus apprécié a été de pouvoir imaginer ce qui était écrit. Il est plus facile de voir ce qui ne marche pas et d’être plus critique. Lorsque vous écrivez votre propre scénario, vous le faites parce que vous souhaitez tourner le film que vous avez en tête et que vous avez besoin d’un script (souvent le plus rapidement possible !). Ceux que j’ai précédemment écrits avec José David Montero s’apparentaient davantage à des outils destinés à étayer le tournage. Ici, j’ai particulièrement apprécié collaborer avec le scénariste.
Sous quel angle avez-vous traité la forêt ? Quels aspects avez-vous accentués pour créer cette atmosphère?
Nous souhaitions que la forêt où se perdent Quim et Béa ait sa propre personnalité. Tirer parti de l’éventail de couleurs présent dans la montagne en automne et l’utiliser pour transmettre différentes sensations était crucial. L’instabilité atmosphérique jouait, elle aussi, un rôle majeur. Au cours de la même matinée, il pouvait pleuvoir, neiger, grêler puis faire de nouveau soleil. Le chaos!
La caméra a été également un élément vital de la narration : elle est devenue les yeux de la forêt qui épie les protagonistes. Nous voulions transmettre les sensations d’anxiété et de solitude, sentir l’impuissance de l’être humain sur un territoire qui lui échappe, sans toutefois occulter la majesté de l’environnement.
Dans le film, il y a plusieurs plans subjectifs des chasseurs, dans l’esprit des jeux vidéo qu’utilise Gus Van Sant dans Elephant. Quelle a été selon vous l’influence des jeux vidéo sur la société et le cinéma?
Je crois qu’au cours des dernières années, leur influence a été prépondérante. Parmi les récentes productions nord-américaines, nombreuses sont celles qui témoignent d’une frénésie similaire à celle des jeux vidéo. Ceci dit, l’influence de ceux-ci se perçoit également au niveau narratif, même si la réaction d’un joueur face à sa console de jeux n’est pas la même que celle d’un spectateur.
Nous ne sommes qu’au début de cette tendance : les nouvelles générations sont fortement influencées par ces formes narratives, et les amateurs de cinéma ne pourront y échapper. Dès que les jeux vidéo occuperont la place qu’ils méritent dans notre société, jeux et cinéma fusionneront de manière à créer de nouvelles formes de divertissement. |
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