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lesbellesmanieres toutmoncine[admin]

Inscrit le: 28 Aoû 2007 Messages: 678 Localisation: nanterre
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Posté le: Dim Fév 17, 2008 12:42 pm Sujet du message: Rambo - First Blood (1982) de Ted Kotcheff |
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| Citation: | Un film de Ted Kotcheff
avec Sylvester Stallone, Richard Crenna et David Caruso.
(Etats-Unis)
Genre : Action
Editeur DVD : Warner Home Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 20 Septembre 2000
Année de production : 1982
Synopsis :
Un ancien béret vert et héros du Vietnam, John Rambo, est arrêté dans une petite ville pour vagabondage et port d'arme prohibée. Maltraité, il décide de fuir. Sous l'autorité du shérif local, la chasse à l'homme commence, mais Rambo déjoue les pièges. Trautman, son ancien colonel, le convainc de se rendre... |
John Rambo, le personnage qui, après Rocky Balboa, a marqué à jamais la carrière de Sylvester Stallone !
Pour ma part, j'ai découvert le premier volet de Rambo à l'âge des premiers boutons - cet âge de révolte où l'on rêve d'être un super-héros qui balaie d'un revert de la main toute l'injustice de ce bas-monde !
Et je dois dire qu'à l'époque, ce film m'avait scotché ...
Ce n'est que quelques années plus tard (une fois les boutons disparus ...) que j'ai vu l'autre dimension du film - celle qui en fait toute sa force et sa pertinence - les blessures béantes de la guerre du Viêt Nam et l'impossible réinsertion de ses vétérans dans une Amérique meurtrie ...
Si on peut interpréter ce film comme une glorification de la capacité d'intervention des Bérets verts pendant la Guerre du Viêt Nam, on peut y voir également une dénonciation des horreurs de la guerre, ainsi qu'une accusation grave contre une Amérique bureaucratique qui se moquerait des soldats partis combattre pour elle (dans sa tirade finale, Rambo clame : « C'était leur guerre, pas la mienne ! »). Le film serait donc plus complexe que ce que la critique professionnelle en avait dit alors. De ce point de vue, on pourrait presque considérer que Rambo, transformé en machine à tuer par les militaristes de Washington, se retourne contre les civils militaristes de l'Amérique profonde, qui soutiennent l'utilisation de la force et les interventions militaires à l'étranger (une citation du colonel Trautman : « Je ne suis pas venu sauver Rambo de la police, je suis venu sauver la police de Rambo »)
Alors oui, quand en plus du pur plaisir de l'action, Rambo nous donne du sens, j'adhère ... j'adore même ce premier volet !!!
ma note pour Rambo 1 (First Blood) : = excellent _________________ Blog - le cinéma de ... lesbellesmanieres
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Anna toutmoncinephile

Inscrit le: 29 Oct 2007 Messages: 35 Localisation: Bordeaux
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Posté le: Mar Fév 19, 2008 5:02 pm Sujet du message: |
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Eh bien moi je l'ai découvert il y a peu, et j'ai été très touchée par la profondeur du film et du personnage.
Voici la critique publiée sur mon blog :
Film (et surtout personnage) mythique s’il en est. Rambo (First Blood) montre avec une certaine intelligence la vie d’un ancien GI de la guerre du Vietnam, seul rescapé de sa division, qui ne peut reprendre une vie normale, à la fois rejeté par une société qui a décidé de nier un passé douloureux, et rejetant lui-même cette société incapable de le comprendre. La première partie en particulier est étrange et déroutante : Rambo déambule sans savoir où aller avant d’être arrêté presque sans motif par l’ignoble shérif Teasle. L’ennemi du soldat américain n’est pas l’étranger ou le communiste, c’est le flic de la bourgade du coin ! Mine de rien, c’est assez révolutionnaire. Par la suite, le scénario se resserre sur des problématiques un peu plus bourrines à savoir l’engrenage sans fin de la vengeance (il s’agit de savoir qui a versé le premier sang), simplistes mais néanmoins diablement efficaces. Le divertissement est donc omniprésent, doublé d’un propos pas bête porté par le protagoniste. Stallone apporte à son personnage mutique une puissance d’émotion brute, presque bestiale, qui ne le rend que plus émouvant. Car on (les gouvernements, la guerre, l’armée, la société, l’humain) a fait de Rambo une bête de guerre invincible, obstinée, guidée par l’instinct de survie et douée d’une capacité surprenante à transformer n’importe quel paysage – urbain comme forestier – en lieu de carnage et de destruction. D’où quelques scènes assez fascinantes. Avec les deux consternantes suites dans lesquelles il sera envoyé casser du rouge au Vietnam puis en Afghanistan, Rambo deviendra le héraut sanguinaire de l’Amérique reaganienne. Le propos du film et son personnage, semblent donc en quelque sorte réversibles : la critique de la guerre qui déshumanise, comme l’apologie de la loi du Tallion sont deux des morales possibles. Pourtant il y a dans ce First Blood une amertume et une âpreté qui ne peuvent que surprendre, et qui prennent une dimension toute particulière à l’occasion du monologue final, qui fait de ce film de genre pas banal une critique acerbe du désintéressement des Etats-Unis envers ses vétérans, soldats qu’ils avaient pourtant, quelques années plus tôt, si fièrement envoyés au casse-pipe.
ma note : excellent _________________ C'est mon opinion et je la partage !
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